Un tribunal de Séoul, la capitale sud-coréenne, le vendredi 26 juin 2026, une peine de sept ans de prison à l’encontre de l’ancienne première dame Kim Kun-hee, après sa condamnation dans une affaire liée à la réception de cadeaux somptueux en échange d’une intervention dans des nominations professionnelles et de la fourniture de services à des parties prenantes.
Le tribunal de district central de Séoul a prononcé la peine à l’encontre de Mme Kim, l’épouse de l’ancien président destitué Yoon Suk-yeol, après qu’elle eut été inculpée pour avoir accepté des pots-de-vin en échange de services d’intermédiation.
L’équipe du procureur spécial Min Jong-ki avait requis une peine de sept ans et demi d’emprisonnement à l’encontre de l’ancienne première dame, estimant qu’elle avait à plusieurs reprises abusé de sa position officielle pour servir ses intérêts personnels et mener des transactions à titre privé.
D’après l’enquête, Kim aurait reçu des cadeaux de luxe en échange de son aide pour le recrutement de certaines personnes à des postes spécifiques, ainsi que des facilités et des services liés à des intérêts commerciaux.
Les autorités avaient arrêté Kim Kun-hee le 13 août 2025 ; elle est ainsi devenue, avec son mari, le premier couple d’anciens présidents de l’histoire de la Corée du Sud à être placé en détention simultanément.
Au cours de l’enquête, Mme Kim a également dû répondre d’autres accusations, notamment d’ingérence dans des candidatures électorales, de manipulation des cours boursiers et d’acceptation de cadeaux de la part d’instances religieuses par l’intermédiaire d’un tiers ; elle a toutefois nié les accusations portées contre elle.
Ce jugement intervient dans un contexte de répercussions politiques et judiciaires de grande ampleur qui ont suivi la destitution de l’ancien président Yoon Suk-yeol et les poursuites engagées à son encontre dans le cadre d’affaires distinctes.
