Les cours du pétrole ont baissé en début de séance, ce jeudi 2 juillet 2026, après l’annonce par le Qatar de progrès encourageants dans les pourparlers indirects entre les États-Unis et l’Iran, qui se sont achevés à Doha et ont principalement porté sur la situation de la navigation dans le détroit d’Ormuz.
Les contrats à terme sur le Brent ont reculé de 73 cents, soit 1,02 %, pour s’établir à 70,84 dollars le baril à 01 h 02 GMT.
Le brut américain West Texas Intermediate a quant à lui reculé de 83 cents, soit 1,21 %, pour s’établir à 67,75 dollars le baril.
Les deux types de pétrole avaient perdu plus d’un pour cent lors de la séance précédente, atteignant ainsi leur plus bas niveau depuis quatre mois.
Les négociateurs américains et iraniens ont passé deux jours à Doha, où les discussions ont porté principalement sur la circulation maritime dans le détroit d’Ormuz, ainsi que sur la question du déblocage des avoirs iraniens gelés.
Avant le début de la guerre, le détroit constituait une voie de transit pour environ un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole, ce qui faisait de toute évolution concernant sa réouverture ou la sécurisation de la navigation dans ce détroit un facteur ayant une incidence directe sur les cours du brut.
Bien que la circulation maritime ait partiellement repris, les deux parties ont échangé des frappes ces derniers jours à la suite d’une attaque iranienne contre un cargo.
Téhéran tient à obtenir la reconnaissance internationale de son contrôle sur le détroit et a déjà affirmé son intention d’imposer des droits de passage aux navires à compter de la mi-août, à l’issue de la période d’exemption prévue dans l’accord initial.
Le trafic des pétroliers dans le détroit a commencé à se redresser progressivement, tandis que le vice-président américain J.D. Vance a déclaré que les flux de pétrole dans ce passage étaient revenus à leurs niveaux d’avant la guerre, sans toutefois fournir de chiffres détaillés.
La société « Haitong Futures » estime que le maintien de l’ouverture du détroit et le flux de pétrole brut qui y transite, conjugué à l’intensification de la concurrence pour les parts de marché, renforce les anticipations d’un excédent de l’offre et pousse les prix à baisser davantage.
Les approvisionnements devraient encore augmenter, l’alliance « OPEC+ » devant, selon toute vraisemblance, convenir, lors de sa réunion prévue dimanche, d’une nouvelle hausse des objectifs de production à compter du mois d’août.
Selon les estimations, l’objectif de production pourrait être relevé d’environ 188 000 barils par jour au cours du mois prochain.
Aux États-Unis, les stocks de pétrole brut ont diminué de 3,8 millions de barils au cours de la semaine dernière, pour s’établir à 408,4 millions de barils, soit leur plus bas niveau depuis septembre 2018.
Cette baisse s’est avérée inférieure aux prévisions des analystes, qui tablaient sur une diminution des stocks d’environ 4,5 millions de barils.
