Certaines compagnies aériennes internationales ont commencé à reprendre progressivement leurs vols vers des destinations du Moyen-Orient, parallèlement à l’intensification des efforts diplomatiques visant à mettre fin au conflit régional ; toutefois, les troubles continuent d’affecter le trafic aérien mondial.
De nombreuses compagnies continuent de suspendre leurs liaisons vers les principales villes de la région ou de prolonger la durée des annulations, alors que persistent les inquiétudes concernant la sécurité de l’espace aérien et la possibilité d’une nouvelle escalade soudaine.
Les compagnies aériennes du Golfe ont repris une grande partie de leurs vols, profitant de l’amélioration de la situation et de la réouverture de plusieurs liaisons aériennes, tandis que les transporteurs européens et asiatiques continuent de faire preuve de prudence face à l’évolution de la situation.
La compagnie aérienne grecque « Aegean » a annulé ses vols entre Thessalonique et Tel-Aviv jusqu’au 26 juin, a prolongé la suspension de ses vols vers Dubaï jusqu’à la fin du mois d’août et a annulé ses liaisons vers Erbil et Bagdad jusqu’au début du mois de juillet.
Par ailleurs, la compagnie « Air Baltic » a maintenu la suspension de tous ses vols à destination de Tel-Aviv jusqu’au 28 juin, tandis qu’elle ne reprendra pas ses liaisons vers Dubaï avant le 24 octobre.
« Air Canada » a prolongé la suspension de ses vols à destination de Tel-Aviv et de Dubaï jusqu’au 24 octobre, tout en continuant à évaluer la situation en matière de sécurité et d’exploitation dans la région.
Le groupe « Lufthansa » et ses filiales continuent de suspendre plusieurs vols à destination de villes telles que Dubaï, Abou Dabi, Beyrouth, Amman, Riyad et Téhéran, les dates de reprise annoncées variant d’une destination à l’autre.
De même, certaines compagnies aériennes asiatiques, parmi lesquelles Japan Airlines, Singapore Airlines et « Cathay Pacific », ont reporté la reprise de certains de leurs vols à destination de Doha, Dubaï et Riyad.
De son côté, Malaysia Airlines a annoncé son intention de reprendre des vols limités à destination de Doha à partir du début du mois de juillet.
D’autres compagnies aériennes continuent de modifier leurs itinéraires entre l’Europe et l’Asie afin d’éviter l’espace aérien iranien, irakien, syrien et israélien, ce qui entraîne un allongement de la durée des vols et une augmentation des coûts de carburant et d’exploitation.
Cette crise a entraîné d’importantes perturbations dans les horaires des vols et une hausse des prix des billets, sans compter les répercussions négatives sur le tourisme et le fret aérien via des plaques tournantes majeures telles que Dubaï, Doha et Abou Dhabi.
Malgré les premiers signes d’amélioration du trafic aérien, la reprise complète reste subordonnée à la stabilisation de la situation sécuritaire et au succès des efforts politiques visant à consolider l’accalmie et à empêcher la reprise des affrontements.
